Charles-César d'Amat Provence Impact Capital
Faire fructifier son patrimoine pour financer le temps long
Président fondateur de Provence Impact Capital
Charles-César d'Amat a quitté la production télé et l'événementiel pour planter des pistachiers sur 35 hectares à Gréoux-les-Bains. Face au refus des banques de financer un projet au temps long, il fait fructifier son patrimoine via l'immobilier, l'hospitalité et des investissements tech (dont Perplexity AI) pour autofinancer sa filière pistache.
Les banques financent le CAPEX, pas l’OPEX : construire un financement alternatif
Face au refus des banques, y compris la BPI, de financer un projet agricole au temps long, Charles-César d’Amat construit un écosystème de financement alternatif : l’immobilier et l’hospitalité assurent les revenus courants, pendant que des investissements dans des startups tech à fort potentiel, dont Perplexity AI, génèrent du retour sur investissement à court terme pour financer la filière pistache. Sa formule, sans détour : « les banques financent le CAPEX, mais elles ne financent pas l’OPEX. »
Vendre sa montre pour planter un hectare de plus
Pour financer l’extension de sa plantation de pistachiers sur 35 hectares à Gréoux-les-Bains, refusé par toutes les banques, Charles-César d’Amat vend sa montre Patek Philippe, qu’il décrit comme « le rêve de ma vie », ainsi que des œuvres d’art, pour autofinancer 12 500 plants. En 2025, il récolte ses premières pistaches, un moment qu’il décrit comme la plus grande émotion de sa vie professionnelle.
Provence Impact Capital : une holding « de la terre à l’assiette »
Pour structurer et financer sa filière pistache avec rigueur et traçabilité totale, jusqu’à faire constater chaque lot par un huissier lors de la première récolte, Charles-César d’Amat crée Provence Impact Capital, une holding verticale intégrée. Son directeur général, Thibaut Savoye, ancien banquier reconverti dans l’agriculture, incarne la complémentarité qu’il recherche systématiquement dans chaque projet.
La satiété financière : pourquoi la marge compte plus que le chiffre d’affaires
Pour Charles-César d’Amat, le premier indicateur à regarder n’est jamais le chiffre d’affaires, mais la marge. Sa notion de « satiété financière » : ce moment où, après avoir accumulé les excès matériels d’un premier succès, on ressent un véritable écœurement, comparable à celui de manger trop de sucreries. Une conviction qui a guidé sa reconversion de la production télé et de l’événementiel vers l’agriculture à temps long.
La retraite qui l’a sauvé avant le deuil de sa mère
À 45 ans, en surmenage, pesant 102 kilos et dormant peu, Charles-César d’Amat s’accorde un mois complet en retraite, sans téléphone ni obligation. Un mois et demi après sa sortie, sa mère décède. Il confie que cette parenthèse l’a préparé à traverser ce deuil avec une solidité qu’il n’aurait pas eue autrement, une leçon rare sur la nécessité de se régénérer avant la crise, pas seulement après.
Charles-César d'Amat — Président fondateur de Provence Impact Capital
- Passe par M6, Lagardère, puis fonde Art XVI Productions (production télé, 28 salariés)
- Reconstruit après une faillite : agence événementielle (8M€ de CA dès la première année), restaurants, distribution de vins bio
- Achète 35 hectares à Gréoux-les-Bains en 2020 pour planter des pistachiers
- Autofinance son projet agricole faute de financement bancaire ; récolte ses premières pistaches en 2025
- Crée Provence Impact Capital, holding verticale intégrant immobilier, hospitalité et investissements tech (dont Perplexity AI)
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